Togo 2010-2011  

Maurice Engueleguele 
Mise en ligne : septembre 2011

Accord politique historique

Suite à l’accord politique signé le 26 mai 2010 entre le Rassemblement du peuple togolais (RPT) et Gilchrist Olympio (pour le compte de l’Union des forces de changement, UFC), le président Faure Essozimna Gnassingbé a formé le 28 mai 2010 un nouveau gouvernement. Dirigé par Gilbert Fossoun Houngbo, reconduit dans ses fonctions, ce gouvernement était marqué par la nomination de sept ministres issus de l’UFC (opposition), et surtout par la volonté commune à ses membres de consolider et d’institutionnaliser le dialogue politique participatif pour redresser le Togo.

L’accord politique RPT-UFC a cependant provoqué une reconfiguration du champ politique togolais : l’UFC a éclaté en deux factions, l’une dirigée par G. Olympio ; l’autre, par le secrétaire général du parti, Jean-Pierre Fabre. Dénonçant une trahison, ce dernier a fini par créer l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et a perdu du même coup le mandat de député pour lequel il avait été élu sous la bannière de l’UFC.

En plus d’une croissance de 2,6 % et d’une inflation de 2,5 % en 2010, les pouvoirs publics se félicitaient de l’atteinte du « point d’achèvement » de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le 14 décembre 2010 : ils en attendaient un allègement du stock de la dette du pays de plus de 80 %, soit près de 1,8 milliard de dollars, qu’ils comptaient réinjecter dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des services de base.

Le président Gnassingbé bénéficiait d’un nouveau rayonnement sous-régional avec son accession à la tête de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 22 janvier 2011.

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