Suriname 2010-2011  

Laurent Jalabert 
Mise en ligne : septembre 2011

Stabilisation économique

Le Suriname a poursuivi sa croissance économique en 2010 (4,4 %). Et les prévisions pour l’année à venir étaient encourageantes, le pays ayant traversé la crise financière mondiale sans trop de dommages. Le taux de chômage y était cependant relativement fort (10 % des actifs), même si les données sous-évaluent le travail clandestin. Le secteur informel représenterait environ 30 % du PIB. L’économie a bénéficié à partir de 2009 de la hausse des cours de l’or, qui a dopé le secteur minier, principale source de revenus avec la bauxite et le pétrole, ces trois ressources constituant plus du tiers du PIB. Le pays a donc poursuivi sa stabilisation économique, l’inflation étant maîtrisée et les dépenses publiques contrôlées, malgré une hausse considérable des salaires dans le secteur public en 2009 (+ 29 %), secteur qui représente 12 % de l’emploi. Le Suriname restait considéré, après Haïti, comme le deuxième pays le plus pauvre du continent américain (taux de pauvreté évalué entre 50 % et 70 % de la population selon les indices). Les migrations vers la Guyane française se multipliaient.

L’année 2010 a été marquée par l’organisation de l’élection présidentielle, qui a donné la victoire à Désiré Delano Bouterse, qui a été investi le 13 août. Ce dernier, à la tête d’une coalition hétérogène de partis, disposait d’une large majorité et devait poursuivre la politique d’assainissement des finances publiques, tout en facilitant les investissements dans les secteurs pétrolier (offshore) et minier.

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