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Le président Mauricio Funes, élu en mars 2009, bénéficiait toujours d’une popularité importante. Il avait été le candidat du Front Farabundo Martí pour la libération nationale (FMLN), le parti issu de l’ancienne guérilla, sans en être un membre historique et en défendant des positions modérées. Des tensions régulières ont eu lieu entre le gouvernement et les cadres dirigeants du parti. Le FMLN souhaitait accélérer les politiques de développement économique et de lutte contre la pauvreté, tandis que le président donnait la priorité à la lutte contre l’insécurité, fléau endémique, et à la réforme fiscale. Au niveau international, les dirigeants du FMLN affichaient leur proximité avec Hugo Chavez ou Daniel Ortega, alors que M. Funes a défendu une position très modérée et institutionnelle lors de la crise politique qu’a connue le Honduras voisin en 2009.
À l’issue de sa défaite électorale, l’Alliance républicaine nationaliste (Arena), au pouvoir entre 1989 et 2009, s’est divisée sur les responsabilités de la défaite, au point que la moitié des députés ont quitté leur parti pour créer une nouvelle formation. La scission s’inscrivait dans la durée et pourrait servir la gauche lors des élections législatives de 2012.
La visite d’État effectuée par le président américain Barack Obama les 22 et 23 mars 2011 au Salvador, dans le cadre d’une tournée en Amérique latine, a témoigné des bonnes relations entre les deux gouvernements, même si les sujets abordés (lutte contre l’insécurité et le trafic de drogues, contrôle de l’immigration) n’ont fait l’objet d’aucune mesure concrète.
L’économie du pays a connu une amélioration, après une année 2009 très difficile. La croissance du PNB a été de 1,5 % en 2010. La reprise de l’activité aux États-Unis a eu un effet direct sur les salaires des émigrés salvadoriens dans ce pays, dont les transferts soutiennent en grande partie l’économie nationale. Malgré une stagnation du volume total par rapport à l’année précédente, leur montant (3,4 milliards de dollars) a représenté en 2010 16 % du PNB, ou 75 % de la valeur des exportations. La consommation intérieure et le bâtiment, alimentés par ces transferts, ont encore souffert. En revanche, après une baisse significative en 2009, les exportations ont augmenté en 2010, atteignant presque le niveau de 2008 – les produits agricoles et textiles ont été les secteurs les plus dynamiques. Toutefois, la reprise constatée en fin d’année 2010 restait fragilisée par l’augmentation de la facture pétrolière due à l’augmentation des cours internationaux.
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