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Le vent de révolte dans le monde arabe a aussi touché le sultanat d’Oman, d’ordinaire plus calme. Dès la mi-février 2011, des manifestants ont défilé dans les rues de la ville portuaire de Sohar mais aussi dans la capitale Mascate pour réclamer la fin de la corruption, du travail pour les chômeurs et des droits civiques et politiques plus importants dans cette monarchie quasi absolue. Les heurts avec la police, appuyée par des blindés, ont souvent été violents. Les forces de sécurité ont arrêté plusieurs dizaines de contestataires dont certains étaient encore emprisonnés à la fin juin 2011. Le sultan Qabous, qui a fêté en décembre 2010 le 30e anniversaire de son accession au trône, n’a pas été visé par les protestataires. Pour ramener le calme, le souverain a limogé douze ministres en mars 2011 et ordonné le versement d’allocations mensuelles supplémentaires aux chômeurs ainsi que la création de 50 000 emplois. En janvier, le sultanat a fait passer le salaire minimum pour les Omanais travaillant dans le secteur privé de 364 dollars à 520 dollars par mois.
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