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La Russie et la Norvège ont signé le 15 septembre 2010 un accord sur la délimitation de leurs frontières maritimes dans la mer de Barents et l’océan Arctique, un enjeu d’importance qui avait donné lieu à près de quatre décennies de négociations depuis 1970, alors que la zone concernée pourrait être riche en pétrole et en gaz naturel, et que la Russie affirmait fortement ses ambitions de reconnaissance territoriale dans la région arctique depuis plusieurs années. Désaccord en revanche avec l’attribution du prix Nobel de la paix le 8 octobre 2010 à Liu Xiaobo, militant chinois des droits de l’homme, qui a provoqué des tensions entre la Norvège et la Chine, laquelle a reporté pour une durée indéterminée les négociations visant à conclure un accord de libre-échange entre les deux pays. C’est devant une chaise vide que le prix a été attribué le 10 décembre 2010, les autorités chinoises ayant refusé la présence du lauréat ou de son épouse.
Le taux de chômage était de 3,2 % en janvier 2011, le taux annuel d’inflation de 1,2 % en février 2011 et le taux de croissance du PIB avait été de 5,2 % en 2010. La situation économique et sociale s’est donc nettement améliorée, alors même que la Norvège a bénéficié de la hausse du prix du pétrole et a été peu touchée par la crise économique de 2008-2009.
La Norvège a proposé le 28 octobre 2010 un indice officiel sur l’état de la nature qui combine 309 indicateurs et dont l’objectif est bien sûr, à court terme, d’évaluer l’état de l’environnement mais aussi, à plus long terme, de remplacer le PIB par un indice qui inclurait l’état du patrimoine naturel dans son calcul.
Célèbre pour le livre (« Norvégienne illégale ») qu’elle a publié en 2010 sur la vie des sans-papiers en Norvège et pour son élection de « Norvégienne de l’année » par un magazine (Ny Tid) en décembre 2010, Madina Salamova a été expulsée vers la Russie le 24 janvier 2011 après avoir vécu en Norvège de 2004 à 2010 sous le pseudonyme de Maria Amelie, y avoir appris le norvégien et réussi des études universitaires. Bien que des milliers de Norvégiens aient manifesté pour elle, que la question ait soulevé un débat national et que ses alliés gouvernementaux aient également fait pression en ce sens, le Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg a refusé de faire une exception. Il s’est cependant engagé à réviser la loi pour permettre le retour de la jeune femme et plus généralement de ceux qui, comme elle, apparaissent comme des réussites en matière d’intégration à la société norvégienne.
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