![]() |
Retrouvez nos dernières parutions sur |
Un an après les dernières échéances électorales (2009), l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO), parti majoritaire au pouvoir, devait faire face à un des plus importants scandales financiers connus en Namibie. En dépit de tous ses efforts, la SWAPO n’a pas pu cacher à l’opinion publique que le Fonds de pension des institutions gouvernementales (GIPF), qui détenait près de 25 milliards de dollars namibiens appartenant à 75 000 fonctionnaires, avait été détourné sous forme de « prêts » par des entreprises et des individus proches du pouvoir, dont le beau-frère (Aaron Mushimba) et le beau-fils (David Imbili) de l’ex-président Sam Nujoma, ainsi que par d’anciens leaders syndicaux ou juges de la Haute Cour, et enfin une femme d’affaires. Face à ce scandale, les fonctionnaires, avec le soutien du Syndicat national des travailleurs namibiens (NUNW), ont menacé de mener une action contre le gouvernement à moins que celui-ci rembourse les milliards détournés.
En dépit de ce scandale qui a marqué les campagnes électorales locale et régionale, la SWAPO a remporté ces suffrages (soit 92 % des circonscriptions). L’opposant principal de la SWAPO, le Rally pour la démocratie et le progrès (RDP), n’a pas bénéficié de ces révélations, puisqu’il n’a obtenu qu’une circonscription régionale (contre 98 sur 107 pour la SWAPO) et 3 sièges sur 15 au conseil municipal de Windhoek (contre 11 pour la SWAPO).
Pour avoir accès à 30 ans d'analyses et de données (statistiques, cartes, chronologies, etc.) sur ce pays et sur bien d'autres questions nationales et internationales, abonnez-vous à l'Encyclopédie de l'état du monde.