Mongolie 2010-2011  

Daniel Goma 
Mise en ligne : septembre 2011

Croissance économique et tranquillité politique

La cohabitation entre le président Elbegdorj du Parti démocrate (PD, centre droit) et le gouvernement du Premier ministre Batbold, du Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM, socialiste), semblait fonctionner malgré quelques tensions. Une crise a affecté le PRPM lorsque l’ancien président Enkhbayar a accusé l’ex-Premier ministre Bayar d’avoir saboté l’élection présidentielle de 2009 et causé sa défaite, révélant la difficulté du parti à s’adapter à une situation où il ne contrôlait plus tout l’appareil d’État.

La Mongolie s’est assez bien relevée de la crise économique mondiale grâce à ses prix bas et à la forte demande chinoise de produits mongols. La Chine demeurait son principal partenaire commercial : environ 80 % des exportations mongoles (notamment le cuivre et le charbon) et 43 % des importations en 2010.

L’ouverture vers l’Asie et le monde continuait. En février 2011, pour la première fois, un Premier ministre mongol a visité l’Australie, où il a signé d’importants accords de coopération économique et d’exploitation minière.

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