![]() |
Retrouvez nos dernières parutions sur |
En Martinique, 2010 a surtout été marquée par les conséquences politiques des mouvements sociaux de l’année antérieure. Après avoir refusé, lors du référendum de janvier 2010, le statut d’autonomie (78 % de « non »), les Martiniquais ont désigné aux élections régionales une nouvelle majorité animée par le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy (Parti progressiste martiniquais – PPM). Le succès de celui qui se dégageait de plus en plus comme l’homme fort de l’île s’est concrétisé aux élections cantonales de mars 2011, qui ont confirmé le PPM comme premier parti de l’île.
Économiquement, les maux dénoncés par le mouvement social de l’année 2009 n’ont pas disparu : croissance fondée surtout sur la consommation des ménages (financée par les crédits), hausse des prix, développement du chômage (21 % des actifs), et dépendance accrue envers la métropole. Le mal-développement antillais persistait, exacerbant toujours plus le risque de tensions sociales. Le tourisme piétinait (taux de remplissage de 47 %) et le BTP repartait lentement.
Pour avoir accès à 30 ans d'analyses et de données (statistiques, cartes, chronologies, etc.) sur ce pays et sur bien d'autres questions nationales et internationales, abonnez-vous à l'Encyclopédie de l'état du monde.