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Alors que les échéances électorales au niveau local avaient été fixées pour le 15 mai 2010, l’opposition a menacé de boycotter le processus. Le gouvernement a donc proposé d’amender la loi sur les élections locales de 2004, afin de les rendre plus représentatives de la population. Suite à une vaste consultation entre la Commission électorale indépendante (IEC), le gouvernement et l’opposition, un accord a été signé le 9 février 2010 pour reporter ces municipales à juin 2011.
Marqué par un scandale de corruption mettant en cause trois de ses ministres, le gouvernement a été également contesté par l’opposition et par l’opinion publique. En mars 2010, sans concertation aucune et profitant d’un nouveau boycott de l’Assemblée nationale par l’opposition, le gouvernement a fait adopter une loi foncière mettant en péril les plus pauvres, dont le seul bien est la terre. Les pouvoirs publics ont encore été contestés lorsqu’une loi permettant aux parlementaires de toucher un quart de leur pension de retraite avant la fin de leur mandat a été votée.
En dépit de toutes ces controverses politiques, le parti majoritaire, le Congrès du Lésotho pour la démocratie (LCD), a remporté trois élections partielles en mai 2010. L’opposition a accusé l’IEC de favoriser le LCD.
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