![]() |
Retrouvez nos dernières parutions sur |
Peu touché par les effets du « printemps arabe », le Koweït a tout de même vécu une grave crise politique au premier semestre 2011 en raison de la rivalité entre le Premier ministre, Cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, et son adjoint, Cheikh Ahmad Fahd al-Sabah. Ce n’était certes pas la première fois qu’une querelle au sein de la famille régnante empoisonnait le climat politique de l’émirat, mais les dissensions se sont aggravées au point que plusieurs personnalités locales ont appelé l’émir, Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, à limoger les deux hommes. De leur côté, les députés libéraux membres de l’opposition ont exigé en mars 2011 des réformes pour instaurer une monarchie constitutionnelle, la démission du gouvernement, la dissolution du Parlement et la convocation d’élections anticipées. Le 23 juin 2011, le Premier ministre a tout de même survécu à un vote de défiance au Parlement (le troisième depuis 2006), mais l’opposition a annoncé qu’elle déposerait une nouvelle motion de censure, ce qui présageait une persistance de la crise économique. Fin juin 2011, la jeunesse koweïtienne s’est mêlée au conflit en décidant de se regrouper tous les vendredis pour exiger le départ de Cheikh Nasser et de son gouvernement, auxquels ils reprochaient leur mauvaise gestion des affaires publiques et le gel des grands chantiers économiques.
Par ailleurs, le gouvernement a encore une fois refusé, fin 2010, d’accorder la nationalité koweïtienne aux 106 000 apatrides (les « Bidounes ») qui réclamaient depuis des décennies d’être naturalisés.
Pour avoir accès à 30 ans d'analyses et de données (statistiques, cartes, chronologies, etc.) sur ce pays et sur bien d'autres questions nationales et internationales, abonnez-vous à l'Encyclopédie de l'état du monde.