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La question de la reconnaissance internationale du gouvernement du président Porfirio Lobo est restée une des priorités de la politique étrangère hondurienne. En effet, les élections de novembre 2009 ont mis fin à la présidence temporaire de Roberto Micheletti, issue d’un coup d’État de juin 2009 contre Manuel Zelaya, président élu en novembre 2005 et critiqué pour ses positions trop radicales. Pendant cette période transitoire, de nombreux pays de la région n’ont pas reconnu le gouvernement et la participation du Honduras à l’Organisation des États américains (OEA) a été suspendue.
En 2010, la reconnaissance du nouveau gouvernement élu s’est réalisée progressivement, en particulier par les pays voisins, mais certains pays latino-américains comme le Vénézuela, le Brésil ou l’Argentine s’y refusaient toujours. En juin 2010, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton s’est prononcée pour la réintégration du Honduras à l’OEA, mais l’organisation n’en a pas débattu. Le Honduras a néanmoins pu renégocier un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) en septembre 2010 pour rééchelonner le paiement de sa dette, ce qui lui a permis d’avoir à nouveau accès à des crédits internationaux. Le Honduras a pu rétablir des relations commerciales avec de nombreux partenaires, ce qui a dynamisé ses exportations, d’autant que certains produits ont bénéficié d’une forte hausse des cours au niveau international (café, sucre, huile de palme). Le croissance du PNB s’est située à 2,5 % en 2010.
Le niveau de violence et de criminalité restait élevé dans le pays. Des observateurs internationaux s’inquiétaient du fait qu’à la violence sociale et à la délinquance soit venue s’ajouter une violence plus politique, ciblant les partisans de l’ancien président Zelaya ou les défenseurs des droits de l’homme. Les disparitions pendant la période du gouvernement intérimaire n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires, en particulier celles de journalistes, en dépit de la mise en place par le gouvernement d’une Commission de la vérité. Or ces violences ont continué après l’élection de novembre 2009, des dirigeants syndicaux et des responsables de radios communautaires étant pris pour cible, sans qu’il y ait de réaction officielle de la police ou de la justice. En revanche, les poursuites judiciaires contre M. Zelaya, réfugié en République dominicaine depuis janvier 2010, ont été annulées en mai 2011, ce qui a ouvert la voie à son retour au Honduras.
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