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Avec un taux de croissance de 3,6 % en 2010 et une légère augmentation prévue pour 2011, Guyana a pu maintenir une certaine stabilité économique, qui se poursuivait depuis cinq ans. Ces résultats étaient essentiellement liés à l’exportation de matières premières, mais aussi aux mesures d’allégement de la dette accordées par le FMI, dont le pays bénéficiait encore. L’inflation restait maîtrisée (3,7 %), et l’endettement de l’État a diminué grâce à la mise en œuvre d’une fiscalité mieux contrôlée. Le pays bénéficiait enfin d’importants appuis de l’Union européenne, qui ont été renouvelés en 2009 et en 2010, notamment pour la mise en œuvre d’une importante réforme foncière. Il a aussi signé plusieurs accords de coopération, avec l’Iran pour procéder à un inventaire de ses ressources minérales, et avec le Canada après la découverte de gisements d’uranium.
D’un point de vue politique, le pays a été distingué par les Nations unies du prix « Champion de la Terre 2010 » pour la rétrocession de terres aux minorités amérindiennes d’Amazonie, dans une perspective de lutte contre la déforestation. Guyana s’est en effet très largement engagé dans la lutte contre les changements climatiques, sa superficie boisée étant l’une des plus importantes du monde. À ce titre, le pays recevait l’aide d’organisations internationales et se dotait d’une image très positive.
Les questions sociales ont été au centre des premiers débats de la campagne pour les élections présidentielle et législatives prévues pour l’été 2011.
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