Guinée-Bissau 2010-2011  

Camille Bauer 
Mise en ligne : septembre 2011

Accalmie dans la guerre des clans

Après avoir atteint un pic en avril 2010 avec l’arrestation par des militaires du Premier ministre Carlos Gomes (rapidement libéré) et de son chef d’état-major Zamora Induta, la lutte entre factions de l’élite bissau-guinéenne s’est apaisée. Amorcé par ce coup de force, le retour à la tête de l’armée d’Antonui Injai et de Bubo Na Tchuto a été officialisé par leurs nominations comme chefs d’état-major et de la marine. Malgré leur implication dans le trafic de drogue, leur domination a clos pour un temps la guerre entre clans militaires.

En décembre 2010, la tension entre le Premier ministre et le président, Malam Bacaï Sanha, a aussi baissé. C. Gomes a alors obtenu le départ de la ministre de l’Intérieur, une proche du président.

Début 2011, les partenaires internationaux, qui avaient d’abord pris des mesures de rétorsion, sont devenus plus conciliants, renforçant l’aide économique. Prenant le relais de l’Union européenne, qui avait suspendu en août 2010 son aide à la réforme du secteur de sécurité, l’Angola est devenu un acteur majeur et a envoyé une mission de stabilisation.

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