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Le 7 novembre 2010, Alpha Condé a remporté le second tour de l’élection présidentielle avec 52,5 % des voix, face à Cellou Dalein Diallo, ancien Premier ministre. L’accession à la présidence de la République de cet opposant historique aux régimes d’Ahmed Sékou Touré (1958-1984) puis de Lansana Conté (1984-2008), candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), constituait un événement de portée historique pour le pays.
Cet épisode venait aussi clore une période de transition entamée avec l’accession au pouvoir du général Sekouba Konaté en décembre 2009.
À l’issue du premier tour, le 27 juin 2010, C. D. Diallo avait recueilli 43,69 % des voix, devançant largement A. Condé (18,25 %). Après plusieurs reports, des violences entre partisans des deux candidats, la condamnation pour fraudes du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), puis son décès et la nomination d’un expert malien à la tête de l’institution, le second tour s’est déroulé dans le calme. L’annonce des résultats provisoires a cependant entraîné des émeutes et la mort de plusieurs personnes.
L’état d’urgence a été proclamé le 17 novembre et levé le 10 décembre 2010, après la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême. C. D. Diallo a fortement contesté le résultat, tout en respectant la légalité. Il a refusé de participer au gouvernement d’union nationale. Mohamed Saïd Fofana, haut fonctionnaire, a été nommé Premier ministre le 24 décembre, tandis que A. Condé prenait en charge le ministère de la Défense.
Prenant acte de la réussite du processus électoral, l’Union africaine (UA) a levé fin 2010 les sanctions contre la Guinée prises en décembre 2008 après le coup d’État du capitaine Moussa Dadis Camara.
Le 4 décembre 2010, A. Condé annonçait son souhait de créer une Commission vérité et réconciliation sur les crimes commis depuis l’indépendance. Le 16 mars 2011 était annoncé l’envoi d’une mission de la Cour pénale internationale (CPI) pour appuyer la justice guinéenne dans le cadre de l’enquête sur les massacres d’opposants à la junte militaire commis le 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry.
Après la résiliation du contrat de concession, datant de 2008, du terminal à conteneurs du port de Conakry à la société française Getma, le développement et la gestion du port ont été confiés le 11 mars 2011 au groupe français Bolloré. L’adoption d’un nouveau code minier était annoncée pour le mois d’avril, dans ce pays disposant d’importants gisements, de fer et de bauxite notamment.
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