Guadeloupe 2008-2009  

Jean-Michel  Caroit 
Mise en ligne : septembre 2009

Malaise entre la population et les Békés

La Guadeloupe a été paralysée pendant 44 jours par une grève générale en février et mars 2009. Lancé par le collectif « Lyannaj Kont Profitasyon » (LKP, Unis contre la surexploitation), le mouvement a mis au jour le profond malaise entre la majorité de la population, d’origine africaine, et la petite minorité de Békés, descendants des colons blancs, qui contrôle l’économie.

Marquée par des violences sporadiques et la mort d’un syndicaliste, Jacques Bino, la grève a été suspendue après l’obtention d’une augmentation des bas salaires de 200 € par mois. Les grévistes ont aussi obtenu la baisse du prix des carburants et des produits de première nécessité.

Élie Domota, le leader du LKP, a critiqué la manière dont le président et le gouvernement français ont géré la crise. Selon le patronat, la grève a coûté plus de 15 millions $ de pertes par jour à l’économie guadeloupéenne. Le tourisme, déjà vivement concurrencé par d’autres destinations dans la région, a vu son chiffre d’affaires s’effondrer.

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