Gambie 2010-2011  

Camille Bauer 
Mise en ligne : septembre 2011

Ajustements diplomatiques

En juin 2010, plus de 2 tonnes de cocaïne, un record dans la région, ont été saisies sur une île proche de Banjul. Mis à l’index pour ses violations des droits, le président Yaya Jammeh a tenté d’utiliser cette opération pour redorer son image internationale. Dans la perspective de l’élection présidentielle, prévue pour novembre 2011, la répression a continué. En mars 2010 par exemple, huit personnalités, parmi lesquelles le chef de l’armée et celui des services secrets, ont été accusées de tentative de coup d’État, puis condamnées à mort (sans être exécutées) en juillet.

Le scandale du cargo arraisonné en octobre 2010 au Nigéria et contenant des armes iraniennes destinées à la Gambie a écorné l’image de Banjul, toujours soupçonné de soutenir les séparatistes de Casamance, la région sud du Sénégal. Le président Jammeh a décidé de rompre avec Téhéran et, après s’être réconcilié avec Dakar en janvier 2011, a concédé la mise en place de patrouilles communes à la frontière entre les deux pays.

L’économie gambienne a affiché en 2010 une croissance de 5,5 %, au-dessus de la moyenne régionale.

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