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Le président Yaya Jammeh poursuivait sa politique d’intimidation et de contrôle autoritaire qui lui a permis de rester au pouvoir depuis 1994. Après des arrestations de journalistes, ce fut au tour du principal leader de l’opposition, Halifa Sallah, d’être inculpé en mars pour sédition et espionnage, avant que les charges retenues contre lui ne soient subitement levées. H. Sallah venait de dénoncer l’opération anti-sorcellerie lancée par le président, durant laquelle un millier de personnes auraient été enlevées et « soignées » de force. Y. Jammeh maintenait également la pression sur son personnel politique : entre mai et juin 2009, il limogeait deux ministres et la présidente du Parlement.
Ce climat n’aura pas empêché les touristes de s’intéresser à la Gambie ni le Fonds monétaire international (FMI) de lui octroyer 19,3 millions $. Cependant, la croissance économique risquait d’enregistrer une baisse en 2009, en raison de la récession mondiale pesant sur les recettes du tourisme et des remises de fonds.
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