![]() |
Retrouvez nos dernières parutions sur |
Marquée par la préparation des élections législatives prévues pour décembre 2011, dont tous les acteurs attendaient une évaluation claire des résultats du programme de « L’émergence » lancé par le chef de l’État Ali Bongo Ondimba, la conjoncture politique a connu une brusque accélération lorsque André Mba Obame s’est autoproclamé président de la République et a formé un gouvernement parallèle le 25 janvier 2011, après avoir plusieurs fois annoncé la chute du régime. Au-delà de l’officialisation de sa mise en marge personnelle du jeu politique institutionnel, cet événement a relancé la question de la recomposition du paysage politique gabonais, puisque son parti, l’Union nationale, a été dissous le 26 janvier 2011.
Au plan économique et social, le chef de l’État, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et la grande majorité des citoyens marquaient leur impatience face à l’inertie du gouvernement de Paul Biyoghe Mba, qui tardait à engager les grands chantiers, visant à dynamiser l’économie nationale, inscrits dans le programme de « L’émergence ». Afin de donner une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale, Ali Bongo Ondimba a procédé à un important remaniement et à une modification de l’organigramme de la présidence le 14 janvier 2011.
L’actualité diplomatique a été dominée par la confirmation du rôle du Gabon comme pivot de l’intégration sous-régionale, ainsi que par le blocage des pourparlers entre experts gabonais et équato-guinéens en vue de finaliser les termes d’un traité susceptible de conduire à la saisine de la Cour internationale de justice (CIJ) pour résoudre le conflit entre les deux pays au sujet des îlots de Mbanié.
Pour avoir accès à 30 ans d'analyses et de données (statistiques, cartes, chronologies, etc.) sur ce pays et sur bien d'autres questions nationales et internationales, abonnez-vous à l'Encyclopédie de l'état du monde.