Djibouti 2010-2011  

Roland Marchal 
Mise en ligne : septembre 2011

Impossible dissidence

Les révoltes du monde arabe n’ont pas eu d’écho important à Djibouti malgré la tentative de certains partis d’opposition de mobiliser en février et mars 2011. La répression rendait toute expression collective dissidente impossible et le président Ismaël Omar Guelleh bénéficiait du soutien de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama. L’opposition peinait à se renouveler et à tisser des liens avec un mécontentement social réel mais sectoriel résultant de la crise financière de 2008 et de la sécheresse depuis octobre 2010.

Sans surprise, l’élection présidentielle du 8 avril 2011 a confirmé la prééminence d’Ismaël Omar Guelleh, qui a entamé son troisième mandat depuis 1999. Le système politique semblait verrouillé mais la crise yéménite et un regain de tension entre Asmara et Addis-Abéba pourraient avoir des répercussions. Djibouti a su profiter des problèmes de ses voisins en arguant d’une stabilité garantie par les forces occidentales, argument qui pourrait cependant se retourner contre le petit État, tant la polarisation politique dans la région s’accentuait.

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