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À la suite du référendum d’octobre 2007 approuvant l’adhésion à l’Accord de libre-échange États-Unis-Amérique centrale (CAFTA), le gouvernement d’Oscar Arias a adopté plusieurs lois ouvrant à la concurrence les secteurs des télécommunications et des assurances. Jusqu’alors des monopoles publics, ces domaines symbolisaient le modèle économique costaricien, où l’État assurait un rôle important de redistribution. Les signataires de ce traité, entré en vigueur à partir du 1er janvier 2009, représentaient la moitié des exportations du Costa Rica (35 % pour les États-Unis, 15 % pour les pays d’Amérique centrale).
En novembre 2008, la visite officielle du président chinois Hu Jintao au Costa Rica s’inscrivait dans la volonté de San José de renforcer ses relations politiques et économiques avec ses principaux partenaires commerciaux. Le Costa Rica était en effet le seul pays centraméricain à avoir rompu ses relations avec Taïwan pour en établir avec Pékin. La visite se solda par la signature de nombreux accords de coopération et l’affirmation de la volonté de négocier un accord de libre-échange, Pékin étant devenu le deuxième partenaire commercial du pays. En revanche, les négociations entre l’Union européenne (UE) et les pays d’Amérique centrale piétinaient, malgré les huit rencontres tenues depuis octobre 2007.
La situation économique connut une évolution préoccupante. Alors que la croissance atteignait 7,3 % en 2007, elle chuta à 3,4 % en 2008. Comme ses voisins, le pays souffrait de la hausse des prix du pétrole et de la crise économique aux États-Unis. Les exportations, en particulier de biens agricoles et industriels, diminuèrent, alors que les importations augmentaient, creusant ainsi le déficit commercial. Le taux d’inflation dépassa les 15 % en 2008, affectant la consommation interne. La Banque centrale dut intervenir à plusieurs reprises, fin 2008, en vendant des réserves et en augmentant le taux d’intérêt pour atténuer la dépréciation de la monnaie nationale. Malgré la baisse enregistrée du prix du pétrole, les prévisions pour 2009 envisageaient une croissance très limitée. Face à ces difficultés, le Fonds monétaire international (FMI) accorda en avril 2009 un prêt « préventif » de 700 millions $ au Costa Rica.
Enfin, le pays fut durement touché par un tremblement de terre, en janvier 2009, qui fit une vingtaine de morts et détruisit de nombreuses infrastructures dans une région touristique proche de la capitale San José.
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