Congo (-Brazza) 2008-2009  

Rémy Bazenguissa-Ganga 
Mise en ligne : septembre 2009

Domination du Rassemblement de la majorité présidentielle

Le nouveau gouvernement d’union nationale formé en décembre 2008 a consacré l’alliance du Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), mené par le président Denis Sassou Nguesso, et du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) de Bernard Kolélas, parti le plus influent de l’opposition. Cet accord a permis au RMP de confirmer sa domination écrasante après sa victoire aux élections locales du 29 juin (364 sièges sur 668) et aux sénatoriales partielles du 5 août (33 sièges sur 42). Lors de l'élection présidentielle du 12 juillet 2009, Denis Sassou Nguesso a été largement réélu pour un nouveau mandat de 7 ans.

Ce calme plat a été néanmoins troublé par des émeutes, à Pointe-Noire, le 7 juillet, lors des funérailles de Jean-Pierre Tchystère Tchicaya, ancien président de l’Assemblée nationale, dont la disparition était attribuée au président congolais.

Sur le plan international, le Congo s’est engagé davantage dans des opérations de maintien de la paix. Ainsi, le 24 janvier 2008, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) désignait Sassou Nguesso comme médiateur dans la crise opposant le Tchad et le Soudan. De plus, l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Francophonie Rodolphe Adada tenait, depuis le 7 mai 2007, la fonction de représentant spécial des Nations unies et de l’Union africaine pour le Darfour (Soudan). Par ailleurs, si la France restait son partenaire privilégié, le Congo a signé également des accords bilatéraux avec le Royaume-Uni (22 janvier) et le Brésil (17 mai).

Sur le plan économique, le budget congolais était estimé en 2008 à 1 922,1 milliards de francs CFA, dont 858,5 milliards de frais de fonctionnement, 471,8 milliards d’investissement, 612,5 milliards d’épargne budgétaire et 286,5 au service de la dette publique. La situation économique des Congolais s’est aggravée, notamment du fait de la flambée des prix des produits alimentaires dans la totalité du pays. Le 12 mai, le Conseil des ministres a décidé, entre autres, de ramener la TVA de 18 à 5 % sur tous les produits de première nécessité, à l’exception du riz.

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