Comores 2010-2011  

Francis Soler 
Mise en ligne : septembre 2011

Le président Sambi passe la main

Les élections repoussées tout au long de 2010 ont finalement eu lieu. Le président sortant Ahmed Abdallah Sambi a réussi son pari de faire élire son ancien vice-président Ikililou Dhoinine à la présidence, et deux autres de ses partisans comme gouverneurs des îles de Ngazidja (Mouigni Baraka Saïd Soilih) et d’Anjouan (Anissi Chamsidine). Mais, entre l’élection de Dhoinine le 26 décembre 2010 et le début de son mandat le 26 mai 2011, l'archipel a vécu en lévitation politique. D'importantes nominations (notamment celle du gouverneur de la Banque centrale des Comores) ou réformes institutionnelles ont été mises en stand-by.

Au plan économique, les recettes des principales exportations (ylang-ylang, clou de girofle, vanille) pâtissaient toujours des variations des prix du marché mondial, et le déficit budgétaire s’est accru en 2010, après avoir stagné en 2009. Des mesures correctrices devaient donc être prises en 2011. Le gouvernement comorien a également prévu d’impliquer le secteur privé dans la gestion des entreprises publiques de télécommunications et d’importation des produits pétroliers. Toutefois, le FMI s’est inquiété en février 2011 des résistances politiques à cette réforme et des demandes d’augmentation de salaires dans la fonction publique.

Le passage de Mayotte au statut de département français en mars 2011 a rallumé les critiques antifrançaises de la part des dirigeants comoriens, qui considéraient toujours cette île comme partie intégrante de leur territoire.

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