![]() |
Retrouvez nos dernières parutions sur |
Unie pour condamner l’évolution de Mayotte vers le statut de département français, la classe politique des Comores le fut moins à propos de l’échéancier électoral local. Le dialogue de sourds continua à prévaloir entre le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi (en poste depuis le 26 mai 2006), et les dirigeants des îles autonomes de Ngazidja, Mohéli et Anjouan. Ces derniers s’opposèrent à la décision de A. A. Sambi de prolonger son mandat présidentiel au-delà de 2010, *laquelle Mohéli devait exercer la présidence tournante de l’Union. Soumis aux pressions de la communauté internationale, A. A. Sambi avait reporté le référendum au 17 mai pour amender la Constitution et se maintenir au pouvoir.
Depuis des mois, le président de l’Union des Comores laissait libre cours à ses ambitions politiques et à ses amitiés internationales. Courant mars 2009, il recevait à Moroni le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad et se tournait davantage vers le Moyen-Orient pour trouver des investisseurs. Ainsi, la Comoro Gulf Holding, une société à capitaux koweïtiens, lui prêta des fonds pour importer des produits pétroliers. Ces largesses eurent un coût politique : c’est cette firme qui inspira le projet de loi controversé visant à octroyer la nationalité comorienne à des investisseurs provenant du Koweït.
Pour avoir accès à 30 ans d'analyses et de données (statistiques, cartes, chronologies, etc.) sur ce pays et sur bien d'autres questions nationales et internationales, abonnez-vous à l'Encyclopédie de l'état du monde.