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L’arrivée au pouvoir de Derviş Eroğlu en zone Nord a ramené les négociations intercommunautaires à leur configuration des années Denktash (1976-2005) : un président de la République de Chypre soucieux de ne pas se laisser entraîner vers un modèle confédéral ; un dirigeant chypriote turc se disant prêt à un accord, avant d’en préciser le contenu (un confédéralisme faible), inacceptable pour les Chypriotes grecs. En octobre 2010, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a critiqué la lenteur des négociations, avant d’accueillir deux sommets Christophias-Eroğlu à New York (18 novembre 2010) et Genève (26 janvier 2011).
Cependant, le gouvernement turc souhaitait un accord, nécessaire à son adhésion à l’Union européenne. Il a aussi imposé pour 2011 une politique d’austérité très sévère à la République turque de Chypre nord, qu’il est le seul à reconnaître et à aider financièrement (440 millions d’euros en 2010). Cette politique a relancé l’hostilité à l’égard d’Ankara parmi les Chypriotes turcs (manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes les 28 janvier, 2 mars et 7 avril 2011), dont une partie s’est tournée vers la République de Chypre (manifestation pro-réunification le 24 avril 2011, pour marquer le 7e anniversaire du référendum sur le plan « Annan »).
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