Cap-Vert 2008-2009  

Séverine Awenengo Dalberto 
Mise en ligne : septembre 2009

Une ascension continue

Si le Cap-Vert a subi les effets de la récession mondiale, avec une croissance marquant le pas (prévision à 4,7 % en 2009, contre 6 % en 2008), l’archipel s’en sortait honorablement. Le gouvernement de José Maria Pereira Neves poursuivait sa politique de diversification des investissements étrangers, la croissance du pays étant trop dépendante des revenus du tourisme. Le Cap-Vert se portait ainsi candidat à l’accueil d'une des cinq zones franches que la Chine souhaite établir en Afrique. Parallèlement, Praia durcissait sa législation contre le blanchiment de fonds, lié au trafic de drogues. Ces investissements illégaux, en augmentation, risquaient de créer une concurrence déloyale et d’entacher l’image du pays.

De bons résultats économiques en continu commençaient à porter leurs fruits dans le domaine social : hausse de l’espérance de vie, réduction du taux de pauvreté de 10 % en dix ans. Sur le plan des libertés politiques, le Cap-Vert passait de la 39e à la 34e place du classement mondial réalisé par la revue The Economist.

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