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En 2010, pour la première fois au Burundi, un président de la République élu a terminé son mandat sans interruption et a été remplacé dans le cadre d’un processus démocratique pacifique. Cela a mis un point final à la guerre civile qui avait fait plus de 300 000 morts entre 1993 et 2006.
Au terme d’un marathon électoral de cinq scrutins, entre mai et septembre 2010, le Burundi a ainsi renouvelé l’ensemble de ses institutions : exécutif, législatif et territorial (conseils communaux, de colline et de quartier). Les élections ont été pilotées par une Commission nationale indépendante (CENI), financée par un fonds commun de soutien géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Le paysage politique restait dominé par le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), avec une très large majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat et aux conseils communaux. Sans surprise, le candidat Pierre Nkurunziza (CNDD-FDD) a été réélu le 28 juin président de la République (avec 91,6 % des voix). Si l’opposition a dénoncé une fraude massive, les observateurs internationaux ont jugé le processus électoral satisfaisant. Agathon Rwasa, le leader du FNL-Palipehutu, dernier mouvement rebelle à avoir rendu les armes, a replongé dans la clandestinité et des heurts ont repris dans l’ouest du pays.
Placé parmi les pays les plus pauvres du monde, le Burundi devait se concentrer sur la relance de son économie. Sa croissance, en 2010, a à peine dépassé 3 % pour une inflation supérieure à 10 %. En outre, le pays restait fortement dépendant de l’aide internationale (49 % des ressources budgétaires en 2010). Cependant, la remise en ordre des finances publiques se poursuivait, après la promulgation de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et le recensement des agents de l’État.
Sur le plan extérieur, le Burundi se montrait désormais plus actif. Il participait à la Force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) à hauteur de 3 500 soldats sur un total de 8 000 hommes.
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