Botswana 2010-2011  

Marianne Séverin 
Mise en ligne : septembre 2011

Un contexte politique en mutation

Quelques mois après les élections législatives (octobre 2009), le pays a vu émerger une nouvelle force politique (avril 2010) : le Mouvement botswanais pour la démocratie (BMD), issu d’une scission avec le parti majoritaire au pouvoir, le Parti démocratique du Botswana (BDP). À la suite de l’émergence du BMD, devenu en juillet 2010 la formation politique d’opposition la plus importante du pays, un protocole d’accord de non-concurrence a été signé entre ce dernier, le Parti du Congrès du Botswana (BCP) et le Front national du Botswana (BNF), dans la perspective des prochaines échéances électorales de 2014.

Parallèlement à cette « mutation » politique, le pays, considéré comme une démocratie stable et sans grande polémique, a vu resurgir le débat sur la liberté de l’orientation sexuelle. En février 2011, l’Association des lesbiennes, gays et bisexuels du Botswana (LEGABIBO), s’est vu octroyer le droit de dénoncer devant la Haute Cour la légalité du code pénal qui criminalise les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

Après une crise financière mondiale qui a été désastreuse, l’économie botswanaise tendait à se rétablir, grâce à la hausse de plus de 20 % des cours dans le secteur minier. Profitant de cette embellie économique, le gouvernement s’est lancé dans une politique de développement et d’investissement dans les secteurs non miniers, tout en développant des partenariats économiques internationaux, notamment avec la Chine et l’Inde.

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