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Les élections parlementaires de septembre 2008, jugées non conformes aux standards internationaux par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), n’ont pas permis à l’opposition d’accéder au Parlement biélorusse, composé de députés fidèles au président Alexandre Loukachenko. L’été 2008 avait pourtant été marqué par la libération de prisonniers politiques, entraînant un assouplissement des relations avec l’Ouest.
En octobre 2008, l’Union européenne (UE) suspendait l’interdiction d’entrée sur son territoire pour la quasi-totalité des hauts responsables biélorusses. Elle incluait également le pays dans son programme de Partenariat oriental permettant une amélioration à terme des relations commerciales et du régime des visas.
Comme d’autres pays d’Europe orientale, la Biélorussie était touchée par la crise financière internationale, entraînant un déficit important de sa balance des paiements. Cette crise ne ternit pas immédiatement la croissance du pays qui enregistrait un PIB en augmentation de 10 % pour l’année 2008. Mais la situation économique, qui pouvait encore se dégrader en 2009, conduisit les autorités à demander un prêt de plus de 2 milliards $ au Fonds monétaire international (FMI), qui lui fut accordé en janvier 2009. En échange, la Biélorussie dévalua sa monnaie de 20 % et s’engagea à ne pas augmenter les salaires.
La Russie, principal partenaire commercial du pays, lui octroya également un crédit de 2 milliards $ en octobre 2008. Les deux pays signèrent par ailleurs, en février 2009, un accord prévoyant la création d’un système régional de défense antiaérienne. L’ouverture à l’Ouest constituait un rééquilibrage de la politique étrangère de Minsk, qui cherchait ainsi à s’émanciper de son voisin oriental. La politique intérieure restait, quant à elle, répressive à l’égard des opposants, malgré les appels à la libéralisation.
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