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Boni Yayi, élu à la présidence de la République en 2006, a été réélu dès le premier tour de scrutin le 13 mars 2011 avec plus de 53 % des voix. Ce résultat a immédiatement été contesté par son principal rival, Adrien Houngbédji, candidat unique de « L’union fait la nation » (UN), un regroupement des principaux partis d’opposition, crédité de seulement 35 % des votes. Abdoulaye Bio-Tchane, ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), n’a obtenu que 6 % des voix. Au terme d’une campagne marquée par un intense débat sur la fiabilité de la Liste électorale permanente informatisée mise en place à la veille du scrutin (l’opposition accusant le pouvoir d’avoir omis plusieurs centaines de milliers de citoyens) et par deux reports successifs, le vote s’est déroulé dans le calme malgré de nombreux dysfonctionnements. Boni Yayi a été investi le 6 avril. Les élections législatives du 30 avril ont confirmé ce résultat, en accordant à la mouvance présidentielle près de 50 députés sur 83.
Boni Yayi avait pourtant été mis en cause dans un scandale de sociétés de placement d’argent ayant accaparé les économies de centaines de milliers d’épargnants. Cette affaire avait provoqué le limogeage du ministre de l’Intérieur et d’un magistrat et, le 19 août 2010, les députés avaient demandé la destitution du chef de l’État pour son implication dans cette escroquerie.
En octobre 2010, le Bénin a été confronté aux plus importantes inondations de son histoire, qui ont affecté 680 000 personnes (selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés) et provoqué plusieurs dizaines de décès.
Boni Yayi a fait partie des trois chefs d’État mandatés par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour une mission de médiation en vue de trouver une solution à la crise postélectorale ivoirienne, consécutive au second tour du 28 novembre 2010. Le triumvirat s’est rendu à Abidjan le 28 décembre, puis le 3 janvier 2011, mais la mission s’est soldée par un échec.
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