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Des six membres du Conseil de coopération du Golfe, Bahreïn a été le plus touché par le vent de révolte qui a ébranlé le monde arabe à partir de janvier 2011. Dès la mi-février, des dizaines de milliers de Bahreïnis, dont une majorité de chiites, ont investi la place de la Perle à Manama. Ils revendiquaient un État de droit, l’élection d’une Assemblée constituante et la démission du gouvernement. Malgré plusieurs assauts d’une grande brutalité, les forces de l’ordre n’ont pu venir à bout du mouvement. C’est l’intervention de troupes envoyées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, le 14 mars 2011, qui a sonné le glas des manifestations. Dès le lendemain, le roi Al-Khalifa ordonnait l’entrée en vigueur de la loi martiale. Essentiellement dirigée contre les chiites (majoritaires dans le pays alors que la famille régnante est sunnite), la répression a conduit à plusieurs milliers d’arrestations et a fait plus de 30 morts – dont certains en détention. Les autorités ont accusé l’Iran d’être à l’origine de ces manifestations, provoquant une grave crise diplomatique.
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