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Malgré une croissance moyenne de 11 % (contre 24 % en 2007), l’Azerbaïdjan entrait en 2008 dans une période d’incertitude financière et de ralentissement économique, due notamment à la chute du prix du pétrole. Les ressources énergétiques restaient cependant le moteur essentiel de la croissance, malgré les efforts de diversification de l’économie. Le pays souffrait également d’une inflation croissante (environ 20 %, selon les chiffres officiels), pesant lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages.
Le développement de routes pour l’acheminement des hydrocarbures demeurait une des priorités de la politique du gouvernement. Le pays négociait en parallèle avec la Russie et l’Europe pour l’exportation de son gaz et participait aux initiatives telles que le corridor énergétique mer Caspienne-mer Noire ou le développement de l’oléoduc Odessa-Brody-Gdansk.
En politique intérieure, l’année fut dominée par la réélection (88 % des suffrages), le 15 octobre 2008, d’Ilham Aliev (dont le père, Heydar, dirigea le pays de 1993 à 2003) pour un second mandat présidentiel. Les observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en concluaient que le scrutin, boycotté par l’opposition, n’avait pas respecté les principes essentiels du pluralisme et de la démocratie. Les organismes de défense des droits de l’homme du pays dénoncèrent de leur côté une détérioration accrue de la situation et évoquèrent un glissement vers un régime autoritaire. Du reste, le pouvoir consolidait sa position en organisant, en mars 2009, un référendum abolissant, entre autres, la disposition constitutionnelle interdisant au président d’exercer plus de deux mandats successifs. Avec 95 % de voix favorables à cette modification, Ilham Aliev était désormais en position de se représenter aux prochaines élections.
Au plan international, l’annonce du rapprochement entre Ankara et Erevan, la perspective d’une possible normalisation des relations entre les deux pays et la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 pesèrent lourdement sur l’équilibre des pouvoirs régionaux. Néanmoins, les négociations portant sur le Haut-Karabakh se poursuivirent sous les auspices du « Groupe de Minsk » de l’OSCE. La « déclaration de Moscou », signée par le président arménien Serge Sarkissian et I. Aliev le 2 novembre 2008, ainsi que leurs entretiens, ouvrirent de nouvelles perspectives pour une résolution du conflit.
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